Ce que nous proposons...
Par UFC Que Choisir le vendredi, juillet 3 2009, 11:22 - Ce que nous proposons - Lien permanent
La raison d’être de la plateforme Création Public et Internet est de parvenir, par le dialogue et la concertation, à un modèle de diffusion des œuvres qui assure à la fois un accès pour tous à une culture diverse et un financement équitable pour les artistes/créateurs. Pour atteindre cet objectif il nous semble nécessaire de légaliser et d’encadrer les échanges hors marché. Sans préjuger des orientations que prendront les discutions ni vouloir restreindre les pistes qui pourraient être abordées nous proposons de débattre d’une proposition concrète : un financement mutualisé adossé à une licence collective autorisant les échanges d’œuvres numériques entre individus. Le nom exact qui sera donnée à ce dispositif n'est pas arrêté.
Quels droits, quels devoirs ?
Nous proposons un droit au partage de fichiers, hors marché, accordé au consommateur. Pour bénéficier de ce droit le consommateur doit s’acquitter d’une contribution financière chaque mois. Pour que le produit de cette contribution soit prévisible et acceptable par le monde de la création, elle doit être obligatoire. Pour qu'elle soit acceptable pour les consommateurs, son niveau doit être raisonnable. Nous sommes convaincus que cela est possible tout en garantissant des ressources suffisantes.
Comment percevoir cette contribution ?
Nous proposons que cette contribution soit payée par le consommateur mais prélevée par les opérateurs télécoms. Il est très important que cette contribution apparaisse de manière distincte sur la facture du consommateur pour que ce dernier ait conscience qu’il y a une contrepartie à ce nouveau droit, et que les œuvres de l’esprit ne sont pas gratuites. De plus, ce mécanisme évite de polluer la stratégie prix des opérateurs, d’introduire une opacité tarifaire ou des distorsions concurrentielles.
Quel montant ?
Il doit faire l’objet d’une concertation entre les différents acteurs impliqués. La somme de 5 euros par mois semble être une bonne base de discussion. Il pourrait alors être dégagé chaque année autour de 1,2 milliard d’euros de revenus pour la création. Ce montant semble raisonnable dans la mesure où parmi les 1,2 milliard d’euros redistribués chaque année par la gestion collective pour la musique, l’audiovisuel et le multimédia, moins de 20% concernent des ventes ou des licences directes aux usagers finaux, soit 240 millions d’euros.
Comment répartir ?
Nous proposons qu'une partie des sommes collectées soient affectée à la rémunération des contributeurs à la création des œuvres échangées sur internet (auteurs, détenteurs de droits voisins comme les interprètes et les producteurs de phonogrammes et vidéogrammes) et une partie à l'environnement de la création à venir. La répartition entre ces deux parts est à débattre et ne doit pas forcément être identique selon les médias. La répartition des sommes allouées à la rémunération liée aux œuvres existantes soulève plusieurs questions :
1. Quel partage entre les acteurs de la création? Il doit faire l’objet d’un débat. Faut-il suivre les modèles utilisés pour la copie privée avec, par exemple, un partage en 3 pour la musique, 1/3 pour les droits voisins des producteurs, 1/3 pour les auteurs/compositeurs et 1/3 pour les artistes-interprètes ?
2. Comment identifier et comptabiliser les œuvres téléchargées pour assurer une redistribution des revenus qui soit la plus juste et la plus équitable possible ? Différentes propositions existent dont les bénéfices ou les défauts devront être discutés. Sociétés de gestion collective, internautes et analystes sont tous d'accord sur la possibilité d'une répartition équitable. Les différences ne portent que sur le mode de mesure et devront faire l'objet d'un débat ouvert et d'expertises.
3. Comment rémunérer en fonction d'un usage donné ? Dans la sphère numérique, il est injustifié de favoriser les ventes les plus importantes comme c'est le cas pour les ventes de supports. Il faudra donc prendre soin que les sommes non-réparties ne soient pas distribuées à un nombre limité de gros gagnants.
Toutes les œuvres sont-elles concernées ?
Non, n’entrent pas dans le champ de la licence :
1. Les œuvres n’ayant pas fait l’objet d’une commercialisation ou d’une mise à disposition préalable numérique par les créateurs eux mêmes.
2. Une chronologie des médias minimale (celle qui sépare la projection en salles de la diffusion télévisuelle ou sur supports des films, le concert et sa diffusion numérique, le livre et sa diffusion sur internet) reste ainsi protégée. Bien sûr, les créateurs resteront libres de faire le choix d'une diffusion simultanée s'ils l'estiment utile. Par exemple pour la promotion des films, comme cela s'est déjà fait dans plusieurs cas.
La reproduction et diffusion non autorisée dans le cadre du dispositif doit rester sujette à la poursuite pour contrefaçon et celle-ci peut être efficace lorsqu'un ensemble de droits importants aura été reconnus pour les internautes.




Commentaires
bonjour,
texte clair.
"mise à disposition préalable numérique" inclut il le CD, la TNT, radio numerique ? j'espere que oui ...
@+
Je ne peux qu'applaudir à ce genre d'initiatives et de propositions.
Plutôt que le choix répressif des futures lois Hadopi et consorts, c'est effectivement la responsabilisation et l'éducation des usagers ainsi que l'arrêt de la position en tant que "victimes" de certains acteurs de l'industrie musicale et du cinéma que le débat pourra avancer et que chacun en ressortira gagnant.
Le principal point difficile est l'identification des œuvres. Pourquoi ne pas, simplement, rendre obligatoire et gratuite 'l'inscription' d'une œuvre partagée ? , l'Hadopi pourrait très bien délivrer ce service ... il lui suffirait ensuite de tracker les trackers et les échanges P2P ... pas plus difficile que sa mission actuellement définie ...
Qui aurait à y perdre ?
Soyons résolument modernes (A.R.)
@+ Eric.
Il y a un truc qui me gêne :
"N’entrent pas dans le champ de la licence :
1. Les œuvres n’ayant pas fait l’objet d’une commercialisation ou d’une mise à disposition préalable numérique par les créateurs eux mêmes."
Personnellement, je ne vois pas pourquoi je devrais payer une licence qui ne me permet pas de télécharger légalement des œuvres introuvables autrement. L'intérêt de légaliser le partage de fichiers, c'est précisément de permettre d'avoir accès à autre chose que le catalogue des majors, de donner la possibilité de découvrir des œuvres obscures et oubliées.
Une contribution obligatoire qui me donnerait le droit de télécharger Johnny Hallyday ou Mireille Mathieu ou la Star'Ac, je n'en veux pas : ce serait pour ainsi dire de la vente forcée.
Par contre, si cette même contribution me donnait le droit de partager du rock progressif ouzbek des années 80, du punk yougoslave des années 70 ou du jazz éthiopien des années 60, alors là , je dirais excellente idée !
Si ces oeuvres sont déjà disponibles sur un support, cela ne pose pas de problème (CD, cassette, etc...)
Ceci vise à ne pas légitimer des actes répréhensibles comme la mise en ligne d'un album ou d'un film avant sa sortie officielle.
Bonjour,
Hormis la licence globale, il faut réintégrer à ce fond pour la rémunération culturelle, l'ensemble des taxes sur les CD, mémoires flash, Disques durs, ainsi que les droits de diffusions dans des locaux commerciaux... Alimenté ainsi, le montant de ce fond devrait être assez important pour permettre un financement crédible de la culture.
Ce fond ne sera pas l'unique ressource des artistes mais constituera un complément permettant de ne pas sombrer dans le tout publicitaire. Les concerts, projections, supports papier, CD, DVD, publicités, vente de produits annexes...Etc ne seront bien conserveront leurs "droits" comme régis actuellement. Ainsi on séparer le message du support. Le message de l'artiste, c'est de la culture et soumis à des droits et des devoirs de diffusions culturels, les supports étant considérés comme de "simples"
produits commerciaux.
Je pense qu'il faut dès aujourd'hui distinguer différentes "branches" : Ainsi un film demande un gros investissement et donc plus de risque. Un livre ou une chanson ne demande proportionnellement que peu de moyens. par contre, une chanson sera enormément téléchargée, un livre qui est "consommé" en beaucoup plus de temps, le sera forcément moins. Il faut également penser à la presse qui est lue tous les jours. Ce n'est pas de l'art mais cela constitue néanmoins une oeuvre de l'esprit qu'on se doit de rémunérer.
Ainsi, je distinguerai :
- Le cinéma décomposé en film mis en scènes et documentaires,
- La musique décompée en variété et musique classique
- La littérature
- La Bande déssinée (eh oui!)
- La presse professionnelle (les blog étant considérés comme une activité non pro donc exclus du partage de la LG)
Chaque branche disposera d'un pourcentage de la licence globale. Ce pourcentage faisant l'objet de discussions entre les représentants professionnels des différentes branches concernées. En cas de désaccord, le parlement tranchera en fonction des besoins de la branches et des évolutions techniques de création et de diffusion du secteur (ex : il est beaucoup plus simple et moins couteux de produire un disque aujourd'hui qu'il y a 20 ans.)
Chaque branche décidera de la meilleur methode de répartition entre les différents acteurs (auteurs, distributeurs et producteurs)
Une loi cadre devra néanmoins imposer des objectifs de clarté et d'équité pour ne pas voir se reproduire le système actuel où l'artiste ne touche qu'un pourcentage minime tout en perdant la véritable propriété d'usage de son oeuvre. Les oeuvres distribuées par le circuit de distribution traditionnel seront protégées le temps de cette exploitation. Le délai d'exploitation sera établi de facon à permettre la viabilité d'un circuit de distribution existant sans que ce délai rende l'oeuvre dépassée ( ainsi, on peut imaginer pour le cinéma, une exclusivité d'exploitation de quelques mois pour les salles, de quelques mois voir années pour l'écrit...etc.) Un délai trop long entraienra inévitablement un surcroit de piratage, trop court, il ne laissera pas le temps suffisant à la survie des salles.
Seuls seront concernés par cette redistribution, les professionnels. Les artistes amateurs qui ne disposeront pas d'un status pro ne pourront faire valoir une rétribution.
Voila comment je vois la chose!
@ Charles
Bonjour Charles,
On ne peut pas rémunérer des gens qui n'ont pas fait la démarche de faire de l'art leur métier. Cela reviendrait à rémunérer le type qui s'enregistre chanter sous la douche, qui met ca sur youtube et qui demanderai un rémunération pour cela.
On ne peut également rémunérer la fréquentation des blogs amateurs. Seuls pourront être couverts, les professionnels.
Maintenant, dire que la licence Globale est de la vente forcée, c'est dire que tu ne veux pas financer les routes parce que tu n'as pas de voiture, ou que tu ne veux pas fianancer l'éducation parce que tu n'as pas été très longtemps à l'ecole et que tu n'as pas d'enfant ou encore, dire que tu ne veux pas financer les hopitaux parce que tu n'est pas malade! Quel individualisme! Ca me révolte de voir ca! Tu n'écoute jamais la radio, ne regarde jamais de film, ne regarde jamais l'actualité sur le net... eh oui c'est gratos! mais il faudra un jour ou l'autre fianacer tout ca! au risque de voir cela disparaitre ou être gangréné par un publicité omniprésente (il n'y a qu'à voir la tv aux usa où toutes les séries sont littéralement HACHEES par la publicité toutes le 8mn et où on voit d'énormes marques dans les films)
Personnellement je veux une culture ... culturelle! eh oui qui ne soit pas uniquement un support publicitaire. Une culture porteuse de message, de reflexion, de regard sur le monde...etc. Peut être un peu comme la révolte des punk yougoslave des années 70 qui n'ont pas vécu dans un monde où ils auraient pu peut être vivre une peu plus de leur art!
Ainsi en disant vente forcée, tu te plains de ce que tu souhaites la ligne du dessous....
...ah oui dès que la licence globale sera mise en place, PROMIS, je téléchargerai un morceau de punk yougoslave des années 70 et de jazz éthiopien des années 60 ... :-)
Bonjour,
La question de la reconnaissance des acteurs est effectivement cruciale comme pour tout systeme de financement public, Ces derniers sont generalement geres en France de facon tres administrative avec peu de financement direct aux artistes qui doivent faire valider leur existence en passant par des systemes de productions limitant leur liberte de creation. Un tel systeme de financement direct permettrait peut etre de redefinir ces termes de financement.
Il existe des systemes de reconnaissance des artistes vivants selon des criteres de professionalisation. Au Canada C qqchose qui est pratique depuis longtemps par les organisme de financement public ces criteres incluent d'abord une reconaissance par les pairs mais aussi, un nombre d'annees d'etudes un quota de production et de diffusion (dans le cas de l'internet de telechargement) les annees d'etudes peuvent etre remplaces par une duree de la pratique une sorte de "validation par les acquis". Le systeme n'est evidemment pas fiable a 100% et fonctionne en general mieux lorsque les fonds repondent aux besoin, il est + noyaute par le clientelisme lorsque les fonds diminuient.... Cependant il permet de trouver une voie intermediaire entre un financement reserve aux majors et un financement trop large qui inclurait n'impoorte quoi.
Hello
Je suis tout à fait d'accord pour rémunérer les artistes professionnels qui m'offrent du plaisir sur internet. Cependant, je n'ai pas tout compris non plus. Désolée, je ne suis pas une pro des contrats, alors il va falloir m'expliquer.
J'ai compris que cette démarche allait légaliser certains téléchargement d'oeuvres déjà dispos ailleurs, sur la base forfaitaire, et les gestionnaires se débrouillent pour répartir, voir SACEM en gros. OK ?
Si oui, très bien.
Mais moi, ce que j'attendais de ceux qui m'ont envoyée ici, c'est aussi que je puisse rémunérer, à ma volonté, des artistes débutants qui n'ont pas toujours suffisamment de contrats pour en vivre vraiment. J'ai bien vu qu'il y aurait une part pour ces gens-là mais :
1) moi, je télécharge sur le net que des oeuvres de ces gens-là , pour les découvrir et les faire découvrir. Alors pourquoi donner mon argent aux autres ? Qu'ils bossent ! qu'ils aillent sur scène ! c'est leur boulot ! Et oui, la vie n'est pas facile tous les jours mais qu'ils se rassurent, il y en ce sont des boulons qu'ils serrent toute la journée...
2) je ne veux pas sponsoriser n'importe qui, çà c'est le rôle des institutions. Si je prends sur mon argent après impôt, c'est pour sponsoring choisi comme qui dirait. Par exemple, si je veux que trucadire puisse s'offrir un nouveau micro (je n'ai rien contre leur matos, qu'ils se rassurent), je veux pouvoir leur donner à eux un certain montant et pas au groupe d'à côté qui parlent de choses qui ne m'intéressent pas avec un humour que je déteste.
3) dans le système prévu, il y aura forcément une sélection parmi les professionnels débutants à sponsoriser, c'est obligatoire si l'on veut qu'ils reçoivent suffisamment d'argent pour monter un projet correct. Comment sera faite la sélection ?
4) un forfait mensuel, je trouve cela énorme. Si on ne télécharge qu'une oeuvre, elle coûterait 60 € !!!!!!!!!! Zut ! Vous avez intérêt à diffuser des bons trucs et en nombre ! Moi, je proposerais plutôt, un prix à l'oeuvre ou un forfait. Pourquoi obliger les gens à consommer ? Nous parlons d'art, pas de petits pois carottes, respect pour la chose !
5) paiement chez l'opérateur : tout simplement non !!!!!!!!!!!!!!!
mon opérateur n'a rien à voir là -dedans, cela ne le regarde pas. Je fais ce que je veux, j'ai ma vie et c'est perso. Cà , c'est juste une histoire pour vous simplifier la vie et réduire les coûts. Réduire les coûts ? Autoriser de la pub pour l'art et la culture ! çà remboursera la mise en place du paiement en ligne. Qui se plaindra de voir une pub pour un livre, un musée, un disque ?
@ delphine
Bonsoir Delphine,
Tu dis que tu veux choisir les gens que tu souhaites favoriss...très bien. Il te suffira de les télécharger. Ils toucheront ainsi des royalties. Si tu es seule, evidemment ca ne fera pas lourd. Mais si l'artiste est de qualité vous finirez par etre nombreux à le télécharger et les royalties seront en proportion. C'est profondément démocratique et juste! Le versement de ces royalties favorise la création par son côté équitable. La promotion de jeunes artistes, c'est un boulot de producteur.
Tu ne veux pas sponsoriser n'importe qui, très bien mais tu ne peux empécher la rémunération des musiques de papy et mamy au titre qu'elles ne te plaisent pas. Si elle sont téléchargées, elles doivent être rémunées.
Un forfait... est obligatoire car sinon tout le monde dit la main sur le coeur qu'il paiera pour télécharger mais toutes les excuses seront bonnes pour ne pas le faire dans les faits. Si l'état gère ce forfait, il sera toujours possible (comme que la redevance télé peut l'être) de réduire ce forfait pour les familles les plus modestes... tu as déjà vu ca dans un monde totalement commercial?
Paiement à l'opérateur n'est qu'une modalité pratique... pas de quoi fouéter un chat! de toute facon ils font une facture... alors qu'ils y rajoutent une ligne!
Enfin SANS cette Contribution créative on se dirige tout droit vers un Internet TOTALEMENT commercial. Ca reviendrait à dénaturer l'outil qui est avant tout un outil de partage. Bien entendu il faut financer tout ca. Alors c'est ca ou la pub à outrance. Au moins, avec ce système, ceux qui veulent faire passer un message auront une source de revenu sans forcément jouer les hommes sandwitch!
Enfin "si tu ne télécharges qu'une oeuvre"... tu ne regardes jamais de film ni écoutes jamais de musique à la radio... tu ne lis jamais la presse en ligne...Etc. Tout ca il faut bien le financer. Le téléchargement n'est que le moyen le plus fiable pour meusurer l'audience d'un médium. C'est le prix à payer pour que tous du plus riche au plus pauvre aient des chances ENFIN équivalentes dans l'épanouissement de leur culture générale. Effectivement, une certaine nomenclatura de l'intellect est sans doute effrauée par cette généralisation de la culture. Imaginez, pouvoir voir tous les classiques du cinéma, de la litteratures...Etc. sans que cela ne représente un cout prohibitif, beaucoup de petites gens risques de s'apercevoir que nos élitent ne le sont que par la qualité de leur éducation et non pas par la qualité intrinseque de leur réflexion.
Ca fait peur à beaucoup de monde. Il suffit pour cela de voir comment le gouvernement est complètement perdu avec HADOPI
Voila, en gros je crois que la loi doit s'adapter à un phénomène de fond qui est la généralisation du savoir et de la culture comme la société s'est adaptée à l'imprimerie en généralisant la démocratie ce qui aurait été impossible sans une éducation de masse donc sans disposer de livre en nombre.
Internet est une révolution qui aura des conséquences inncalculables sur notre société. Peu en sont conscients... et certainement pas notre bon président qui montre une fois de plus le peu de recul qu'il peut avoir sur les choses fondamentales.